avec enfants.
L'UDC s'engage sans concession pour la famille. Elle soutient les familles qui prennent au sérieux leurs tâches éducatives et assument leurs responsabilités. Elle demande donc des allègements fiscaux pour toutes les familles avec enfants. Il n'est pas acceptable de favoriser les familles qui font garder leurs enfants par des tiers. La déduction fiscale pour la garde d'enfants doit être accordée à toutes les familles avec enfants. Cela signifie que les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants doivent bénéficier d'une déduction fiscale au moins égale à celle admise pour les parents qui font garder leurs enfants par des tiers.
L'allègement fiscal approuvé par le Parlement durant la session d'automne 2009 pour la garde extrafamiliale des enfants, soit une déduction de 10 000 francs au maximum, entraîne une réduction de la charge fiscale de 360 millions de francs par an au total, dont 17% au niveau cantonal. Cependant, cette mesure fiscale ne concerne que les familles qui paient effectivement l'impôt fédéral direct. C'est dire que plus de 10% des familles, donc celles ayant les revenus les plus bas, ne profitent pas de ce projet. Ce dernier vise essentiellement les familles des classes moyennes dans lesquelles vivent plus de la moitié des enfants.
Le projet du Parlement ne profite cependant qu'aux familles dont les enfants sont gardés par des tiers contre rétribution. On peut certes, moyennant un modèle mathématique astucieux, construire un argument fiscal prouvant en apparence que les familles dont les deux parents réalisent un revenu sont défavorisées par la progression à froid, si bien qu'elles méritent une déduction fiscale pour les frais de garde des enfants par des tiers. Cela ne change cependant rien au principe fondamental qui interdit de défavoriser les parents assumant eux-mêmes la garde de leurs enfants.
L'UDC refuse l'idée de créer deux catégories de parents au niveau fiscal, c'est-à-dire, d'une part, des parents qui profitent du fait que leurs enfants sont gardés par des tiers contre rétribution et, d'autre part, des parents qui sont exclus de cet avantage fiscal parce qu'ils assument eux-mêmes leurs obligations de garde et d'éducation. Pour l'UDC, le renforcement de la responsabilité individuelle est toujours au cœur de l'action politique. Cela ne signifie nullement que les deux parents ne puissent pas exercer une activité lucrative à plein temps ou, ce qui est le plus souvent le cas, à temps partiel. L'UDC tient en revanche à mettre en garde contre les tendances à encourager – par exemple en discriminant sciemment l'organisation familiale traditionnelle – la délégation des obligations parentales à des tiers et, notamment, à l'Etat.
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